Inscrivez-vous !

Prenez un temps d'avance
Inscrivez-vous et recevez chaque semaine les meilleures innovations du moment

Interview


Le monde de demain selon Claire Chabaud & Mathilde Alloin


Co-fondatrices d'Endeer

Juillet 2018, à Station F (Paris)

Le monde de demain selon eux

« Aujourd’hui, 80% des femmes portent un soutien-gorge qui n’est pas adapté à leur morphologie !

Il y a quelques années, au cours d’un voyage en Asie, Claire Chabaud trouve dans un magasin de lingerie d’une marque française exactement le même soutien-gorge qu’elle s’est achetée en France deux semaines auparavant. Elle ne comprend pas pourquoi cette marque ne s’est pas adaptée à la culture et la morphologie locale. C’est là que l’idée d’un sous-vêtement fait à partir du corps de chaque femme émerge. Elle rencontre Mathilde Alloin qui sort d’une école de mode et qui s’est spécialisée en lingerie. La bonne personne, au bon moment, l’histoire d’Endeer commençait… Nous sommes allés les rencontrer à la Station F où elles sont en ce moment incubées à HEC. Elles sont aujourd’hui à la veille de la commercialisation de leur premier produit : SHAPE, un soutien-gorge sur-mesure grâce aux technologies 3D, actuellement en précommande sur Indiegogo.


Comment vous êtes vous rencontrées ?

Claire : j’ai eu le premier déclic en 2010 lorsque je suis allée à Shanghaï. Je suis allée au McDo et j’ai vu qu’ils vendaient des nouilles, je me suis dit que c’était amusant de voir comment les marques s’acclimatent à la Chine. Ensuite je suis allée dans une enseigne française de lingerie par curiosité pour voir comment elle s’adaptait. En rentrant dans le magasin, j’ai trouvé exactement le même soutien-gorge que j’avais acheté 2 semaines avant à Nice. J’ai 17 ans et je me dis que ce n’est pas normal, que la lingerie doit partir du corps des femmes et non de standards.

Mathilde : à ce moment là j’étais dans une école de mode spécialisée en lingerie. Le premier constat que j’y ai fait c’est que la majorité des profs nous formaient à concevoir de la lingerie pour des femmes maigres ou en tout cas déjà standardisées. De mon côté, j’ai voulu choisir Kate Upton pour faire mes silhouettes de lingerie mais on m’a interdit de l’utiliser comme base parce qu’elle était trop “grosse”. J’ai continué mes études, fait un peu de management de la mode, travaillé en tant qu’assistante pour une DA de lingerie puis j’ai sorti ma collection de fin d’études qui a bien marché puisque beaucoup de marques s’en sont inspirées…

Claire : pendant ce temps, je suis rentrée à Sciences Po. Pendant un cours d’innovation on m’a dit que pour innover dans une industrie, il fallait aller voir l’industrie opposée. J’ai donc regardé ce qui se faisait dans l’armement. C’était le moment où les premières armes imprimées en 3D voyaient le jour… C’est là que j’ai commencé à me dire: « je vais faire de la lingerie imprimée en 3D sur-mesure » ! Puis un jour, signe du destin, un copain publie sur mon profil Facebook la collection de Mathilde ; j’avais retenu son nom parce que j’aimais beaucoup ses modèles, mais ce n’est pas à ce moment la que l’on s’est contactées. J’ai travaillé pendant près de 2 ans dans l’impression 3D chez Sculpteo où j’ai créé une collection de vêtements imprimés en 3D : « virus ». Peu de temps après, je pitche l’idée de la lingerie sur-mesure à un concours de la BPI et je gagne une bourse de 30 000€.

Mathilde : je vois passer l’info sur Facebook et ça m’intrigue beaucoup ! J’avais fait de la lingerie très raffinée et je savais qu’avec l’impression 3D on ne pouvait pas imprimer de tissus. J’étais curieuse de savoir comment elle comptait s’y prendre. J’ai contacté Claire, on s’est rencontrées et ça a été le choc des cultures !

Claire : on a pris un café un matin et je savais que je voulais travailler avec Mathilde; j’avais besoin d’un partenaire sur la partie lingerie. J’étais venue en tailleur, hyper organisée, j’avais tous mes papiers, je savais ce que je voulais. Mathilde est arrivée avec un legging avec des étoiles, un tee-shirt d’ACDC et une tête de lendemain de soirée. On ne se connaissait pas mais c’est comme si on nous nous étions développées en parallèle, comme si un Endeer avait mûri en nous pendant tout ce temps.

Mathilde : Claire a vu le moyen de production, une solution concrète à apporter. De mon côté j’étais obsédée par une cause peut être plus féminine, d’intimité, de confiance en soi. On s’est parfaitement retrouvées et au bon moment !


Racontez nous Endeer ?

Mathilde : En anglais, ça veut dire « faire aimer » et c’est notre mission : faire aimer leur corps aux femmes. La fabrication du soutien-gorge SHAPE est un moyen d’arriver à notre objectif : bousculer les codes qui existent aujourd’hui dans le milieu de la mode et la lingerie mais plus largement aussi dans la société.

Claire : en ce moment il y un fort mouvement « body positive » comme les publicités de Dove par exemple. Le souci c’est que c’est un fort argument marketing et que la seule vraie chose qui est en train de changer c’est qu’on ne retouche plus les photos. C’est bien, c’est un premier pas mais nous, on veut aller plus loin en implémentant cette vision dans le produit, à savoir en créant une marque sans taille et sans jugement.

Mathilde : certaines marques commencent à montrer des mannequins de couleur, de différentes tailles… mais concrètement elles ne changent rien à leurs produits. En France, en lingerie on s’arrête au bonnet D, ce n’est pas énorme puisque ça peut aller jusqu’à K, donc plusieurs femmes sont obligées d’acheter en ligne ou à l’étranger.


Après votre rencontre et l’idée d’Endeer, quelle est la suite ?

Claire : j’appelle cette phase « le désenchantement » parce que l’idée était là depuis un moment et après mes 2 années chez Sculpteo, j’étais convaincue d’avoir la solution. On a développé Bloom, une petite main dans le soutien-gorge, qui remplaçait le bonnet, l’armature et le rembourrage, imprimée en 3D. Le problème, c’est que technologiquement c’était très dur à développer : on arrivait à prototyper mais pas du tout à industrialiser.
Mathilde a été très courageuse, d’abord parce qu’elle m’a laissée me planter. Elle m’a dit qu’il y avait bien quelqu’un qui s’y connaissait en design génératif. Je lui ai répondu que oui, il y en avait 4 dans le monde et qu’ils étaient à New York… Alors on les a contacté par mail et ils nous ont dit de venir. Nous sommes parties 2 semaines pour un roadshow à la rencontre de toutes les personnes qu’on rêvait de rencontrer. Tous nous ont dit que notre idée est top mais que Bloom était un concept et ne pouvait pas être le premier produit. L’un des fondateurs de l’impression 3D nous a conseillé de simplifier le produit et de « juste » faire une armature sur-mesure. Dès notre retour en juin 2017 nous avons a commencé à pivoter.

Mathilde : à partir de là ca devenait plus concret et on a pu vraiment commencer à travailler. C’est allé très vite : on a sorti le premier prototype en un mois et demi que l’on a essayé sur nous. Nous avons été bluffées : « on l’a fait ! ». Ensuite nous avons développé un algorithme en 3/4 mois puis nous avons commencé le beta-testing. Pour cela nous avons envoyé un questionnaire sur le groupe Facebook « Wanted » et nous avons eu plus de 800 réponses en moins de 12h ! On a écrit à toutes ces filles et finalement on a testé le produit avec 152 femmes. Il a fallu les rencontrer une première fois pour faire les scans, les faire revenir pour vérifier que la forme était bonne puis une dernière fois pour leur faire essayer des soutien-gorge comparatifs où on divisait le soutien-gorge en deux : une partie à leur taille et l’autre avec l’armature SHAPE sur-mesure. Là, ça a été un moment clé : toutes les femmes qui ont essayé nous on dit « c’est incroyable », « je ne sens plus rien », « j’ai l’impression d’être en pyjama » ou « il faut que je m’habitue à ne plus le sentir »…
On s’est dit que c’était super, qu’on améliorait le confort mais on pensait que ce serait moins beau puisque les seins seraient moins contraints. Finalement, ce fût la grosse surprise : au contraire, on ajoutait de l’esthétique, le sein était plus galbé et mis en valeur. On ne s’y attendait pas du tout !
Suite à ce beta-testing on a tout changé en bouleversant les codes du soutien-gorge en modifiant les systèmes de tailles et en adaptant au mieux le dos, les bonnets… Aujourd’hui, en considérant le nombre de profondeurs de bonnets, de tours de dos, de modèles différents, de couleurs, de tissus … c’est énorme, cela fait des stocks faramineux. Les marques ne peuvent pas le faire. Résultat : beaucoup ne trouvent pas leur taille et aujourd’hui, 80% d’entre elles portent un soutien-gorge qui n’est pas adapté à leur morphologie, sans même parler des asymétries !


C’est pour cela que vous avez décidé de créer votre propre marque ?

Claire : Quand on a commencé le beta-testing il s’est passé quelque chose d’humain assez incroyable. À l’origine, quand on a créé Endeer on voulait se concentrer sur la technologie et ensuite vendre aux marques, plutôt BtoB donc. Mais au fur et à mesure, tout le monde autour de nous nous recommandait de faire notre propre marque.

Mathilde : Oui, au début on ne s’y voyait pas mais ça s’est fait tout seul finalement. Quand on a rencontré ces femmes, de tous âges c’était incroyable ! Elles venaient littéralement se mettre à nu devant nous, sans nous connaître, nous donner leurs coordonnées, certaines faisaient jusqu’à 1h de train sous la neige pour venir !
Avec tous les problèmes qu’elles nous ont remontés on a décidé de faire ce qu’aucune marque ne fait et qu’on a breveté : séparer les bonnets du dos. À la fois pour des raisons de stock et pour servir le plus de femmes possible. On envoie tout à la cliente qui a juste un petit assemblage à faire : les deux bonnets et le dos, cela lui permet d’avoir un soutien-gorge ultra adapté à sa morphologie.

Claire : on le voit dans le reportage Télématin qu’on vient de faire : on a fait l’exercice avec deux femmes considérées comme ayant la même taille mais en regardant leurs scans on voit bien que ce n’est pas possible qu’elles rentrent dans le même soutien-gorge ! Ce qui est important de comprendre c’est que notre base de structure va venir tirer le tissu et former le bonnet sur-mesure.

Mathilde : l’idée principale de SHAPE c’est d’arrêter de considérer les seins comme des tailles mais plutôt comme des formes : la cliente prend son empreinte 3D, ce sont ses formes à elle et a aucun moment elle n’est associée à une taille.
Pour revenir sur notre décision de devenir une marque, on a eu l’impression d’être les premières à vraiment écouter des femmes. On a vu qu’il y avait un véritable besoin de parler : des rendez-vous de 15 minutes duraient 1h30 ! Les beta-testeuses se confiaient à nous sans filtre et nous disaient par exemple qu’elles seraient incapables d’aller se faire « scanner » chez d’autres grandes marques, avec nous elles ressentaient de la bienveillance. C’est suite à cela qu’on a commencé à organiser des moments de rencontre et d’échange autour de femmes inspirantes qu’on a baptisé « au sein de ».

Claire : ce qui nous a marqué c’est de voir à quel point les femmes pouvaient être dures entre elles parce qu’elles sont d’abord très dures avec elles-mêmes. Je me rappelle avoir été marquée par deux choses. D’abord le nombre de femmes qui m’ont dit « j’ai passé un super moment, d’habitude je n’aime pas trop les filles », et ensuite par une fille qui est venue assister à une rencontre « au sein de » et qui ne voulait pas se faire scanner. Après l’événement, elle a été la première à vouloir le faire !

Mathilde : là on s’est vraiment dit qu’il fallait qu’on créer une marque. Même au delà de la marque, on a visiblement la force de changer les choses et on a un bon outil pour le faire.


Comment étiez-vous entourées ?

Claire : Nous avons une équipe de 5 ingénieurs qui travaillent avec nous, un fort écosystème dans la tech et l’impression 3D et tous les contacts de notre voyage aux USA restent vraiment dans notre réseau.

Mathilde : on a travaillé aussi avec des chirurgiens esthétiques, des psychologues… Nous voulions aller voir des gens éloignés de l’univers de la lingerie. D’ailleurs les modélistes du milieu n’arrivaient pas à comprendre notre produit.

Claire : nous sommes aussi accompagnées par le 1er médecin qui a relié le cancer du sein au soutien-gorge. L’objectif est de mener une étude montrant que SHAPE améliore la circulation dans les zones lymphatiques, là où l’on retrouve 65% des tumeurs trouvées dans le sein.


Est-ce que ce n’est pas un risque de ne pas pouvoir essayer avant d’acheter ?

Claire : on promet aux clientes que le produit est satisfait ou remboursé, dans les 30 jours. Mais surtout, nos 152 beta-testeuses sont nos premières ambassadrices. Ce sont elles dans la vidéo de notre campagne de crowd (voir plus bas), nous ne voulions pas de mannequins.

Mathilde : leurs témoignages sont assez parlants mais il y aura évidemment toujours des personnes qui ne passeront pas le cap.

Claire : il y a une marque aux USA qu’on adore qui s’appelle Thinx et qui fabrique des sous-vêtements pour les périodes menstruelles : pas besoin de protection, pas d’odeur, pas de tâches. Le produit est super mais c’est difficile de faire de la communication dessus ! Mais comme le produit répond à un vrai besoin, ce sont leurs beta-testeuses qui sont devenues les portes paroles de la marque, qui d’ailleurs le dit sur son site : « approuvé par des vrais humains ». On imagine un peu la même chose pour Endeer.


Quelles sont les prochaines étapes ?

Claire : on vient de lancer notre campagne de précommandes sur Indiegogo. On aimerait bien atteindre les 500 ventes. SHAPE est totalement Made in France et l’idée c’est de créer un produit en deux étapes : d’abord SHAPE Basique avec un style pour le quotidien, hyper confortable avec la prise de scan et ensuite changer de style au prix d’un soutien-gorge classique.

Mathilde : on a aussi plein d’autres idées de produits, des brevets déjà déposés. J’ai aussi une collection qui attend et que j’ai envie de sortir !


SHAPE c’est « avec » et « sans » quoi ?

Claire : sans taille et avec bienveillance.

Mathilde : sans jugement, avec confort.

Claire : je rajoute sans emmerdes et avec formes !


Selon vous, quelles sont les trois tendances du monde de demain ?

Claire : je pense qu’on va faire de plus en plus attention, devenir plus responsables. Que ce soit par rapport à ce qu’on achète, vis à vis de l’environnement, on va mener de plus en plus de combats par bienveillance envers nous-mêmes et envers les autres

Mathilde : je crois beaucoup à la communauté, revenir à la singularité de chacun qui s’exprime à travers un groupe. Un bel exemple c’est la communauté slack de Glossier.

Claire : Et dans un sens l’individualité, on va chercher de plus en plus à avoir des produits personnalisés, adaptés à nous. “Du moins, mais mieux” en quelque sorte.


Est-ce que quelque chose vous a récemment impressionné, marqué ?

Mathilde : j’ai un copain qui travaille chez Google qui a créé une IA qui navigue sur l’eau et qui écrit de la poésie grâce à des capteurs mesurant le mouvement de l’eau, le vent, ... (plus d’infos : https://matlo.me/natural-networks)

Claire : le projet Woodo m’a impressionné ! Timothée Boitouzet (nommé inventeur européen de l’année par le MIT en 2016) qui a créé ça a décidé de prendre le bois pauvre et de le modifier chimiquement pour lui donner des propriétés diverses : résistance, transparence, … Il a juste réinventé le matériau le plus ancien de la nature et il te dit : « le futur, c’est le bois ». (plus d’infos : https://woodoo.fr/home/)


Pour en savoir plus et soutenir Endeer, cliquez ici !





Découvrez d'autres interviews :

LIRE LA SUITE

Santiago Lefebvre Fondateur de l’événement ChangeNOW

Santiago Lefebvre interviewé par Soon Soon Soon

« Il est trop tard pour parler des problèmes, il est urgent de pousser les solutions. C’est là que notre énergie doit aller : accompagner et développer ces solutions. »

à Paris (au téléphone)
Septembre 2018

LIRE LA SUITE

Christel Le Coq Fondatrice de E.Sensory, ambassadrice des Rebondisseurs Français et créatrice du mouvement SexTech For Good

Christel Le Coq interviewé par Soon Soon Soon

« L’objectif est de créer en France un écosystème favorable à l’émergence de projets innovants, sur tous les sujets liés à la sexualité. »

au Web2Day (Nantes)
Août 2018

LIRE LA SUITE

Laetitia Gazel Anthoine Fondatrice de Connecthings

Laetitia Gazel Anthoine interviewé par Soon Soon Soon

« Alors que jusqu’ici la localisation dans une application mobile servait à l’affichage de carte, aujourd’hui la « localisation augmentée » offre aux utilisateurs une bien meilleure expérience de leur application.
»

à Paris
Juillet 2018

LIRE LA SUITE

Betsy Parayil-Pezard Auteur et fondatrice de Connection Leadership

Betsy Parayil-Pezard interviewé par Soon Soon Soon

« Dans les entreprises qui se concentrent sur l’intelligence émotionnelle, nous observons jusqu’à 70% de turnover en moins ! Cela représente des frais de recrutement et de santé en moins et l’absentéisme recule. »

à l'USI (Paris)
Juillet 2018

<< Voir toutes les interviews

Vous aimez SoonSoonSoon ? Dites-le !

Actualités

CHANGE NOW SUMMIT

CHANGE NOW SUMMIT

« ChangeNOW, le grand rendez-vous international du Positive Impact, revient pour une 2ème édition ! RDV à Station F à Paris les 28 et 29 septembre 2018 prochains...»

lire plus

AVANTEX

AVANTEX

« Le premier salon international consacré à l’innovation dans les secteurs des industries textiles, de l'habillement et des accessoires revient à la rentrée !»

lire plus

Fab City Summit

Fab City Summit

« Le rassemblement international annuel du mouvement des makers débarque à Paris du 11 au 22 juillet ! Découvrez-y à quoi ressemblera la ville de demain...»

lire plus

1 2 3

Le futur, c'est par où ?

la carte des innovations SoonSoonSoon Voir la carte des innovations

Interview

Santiago Lefebvre Fondateur de l’événement ChangeNOW

« Il est trop tard pour parler des problèmes, il est urgent de pousser les solutions. C’est là que notre énergie doit aller : accompagner et développer ces solutions. »

Christel Le Coq Fondatrice de E.Sensory, ambassadrice des Rebondisseurs Français et créatrice du mouvement SexTech For Good

« L’objectif est de créer en France un écosystème favorable à l’émergence de projets innovants, sur tous les sujets liés à la sexualité. »

Laetitia Gazel Anthoine Fondatrice de Connecthings

« Alors que jusqu’ici la localisation dans une application mobile servait à l’affichage de carte, aujourd’hui la « localisation augmentée » offre aux utilisateurs une bien meilleure expérience de leur application.
»

1 2 3

Voir toutes les interviews