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Interview


Le monde de demain selon Fabien Nestmann


Responsable des affaires publiques de Volocopter

Décembre 2018, au salon Autonomy (Paris)

Le monde de demain selon eux

« Volocopter, simplement dit, c’est un mélange entre un drone, un hélicoptère et une voiture [...] dont l’objectif est d’offrir du temps libre.

Fabien Nestmann est responsable des affaires publiques chez Volocopter, une société qui a pour ambition de proposer un nouveau moyen de transport urbain en passant par les airs. Nous lui avons posé quelques questions au salon Autonomy qui avait lieu il y a quelques semaines…


Pouvez-vous nous présenter Volocopter ?

C’est une entreprise qui offrira des services de taxis volants. Pour cela, nous avons développé un véhicule volant qui s’appelle lui aussi Volocopter : c’est simplement dit un mélange entre un drone, un hélicoptère et une voiture. Nous voulons proposer un service au grand public mais pas lui vendre des véhicules, c’est très important pour les fondateurs qui ne souhaitent pas développer un « joujou » privilégié pour les élites. Notre objectif est pouvoir faire voler des passagers de A à B, par exemple aller de l’aéroport Charles de Gaulle jusqu’à la place de l’étoile deux à trois fois plus vite qu’en voiture ou transports. C’est vraiment cela qu’on offre : du temps libre.


Quelles ont été et vont être les grandes étapes du projet ?

Les fondateurs ont commencé en 2011 par faire voler un ballon de yoga (et un pilote) avec 18 hélices et avaient publié la vidéo sur internet (ici). Suite à cela, la NASA les a contacté, ce qui les a motivé à poursuivre leurs recherches. En 2016 nous avons effectué notre premier vol avec pilote (avec une autorisation normale du gouvernement allemand) et l’an dernier nous avons réalisé notre premier vol automatique à Dubai, sans pilote. Comme annoncé au salon Autonomy à Paris, nous allons effectuer des tests l’année prochaine à Singapour en conditions réelles.
Chaque ville ayant ses spécificités notamment du point de vue météorologique, ces tests nous permettront de faire une démonstration publique à la fin de l’année 2019. Nous voulons prouver aux gens d’abord que c’est un moyen de transport sûr mais aussi que ce n’est pas bruyant comparé à un hélicoptère : à 75m d’altitude le Volocopter n’est quasiment plus audible en milieu urbain.


Est-ce que les grandes villes ont les infrastructures nécessaires à l’installation de Volocopter ?

Je pense que oui. Le but n’est pas de créer des pistes d’atterrissage à même le sol mais bien en altitude, notamment sur des espaces déjà existants. Finalement – surtout au début – il n’y a besoin que d’une place pour atterrir et décoller et de courant électrique pour recharger les batteries. C’est un investissement minime et qui – idéalement – doit s’effectuer en intégrant le Volocopter sur des nœuds de transports publics, dans une logique de transport multimodal. À cet effet nous avons imaginé deux solutions : le Volo-Port et le Volo-Hub.


Pouvez-vous nous en dire plus sur les « Volo-Ports » et « Volo-Hubs » ?

C’est justement parce que beaucoup d’interlocuteurs nous posaient cette question concernant les infrastructures qu’un des fondateurs a imaginé ces solutions. Un Volo-Port est un emplacement permettant à un Volocopter d’atterrir et décoller tandis qu’un Volo-Hub est une plateforme plus sophistiquée permettant le décollage et l’atterrissage de plusieurs véhicules en journée et qui permet de gérer 10 000 passagers par jour. C’est un peu comme une station de ski : le Volocopter atterrit, les passagers quittent le véhicule, nous changeons les batteries (plutôt que de les recharger à vitesse maximum et d’ainsi les dégrader trop rapidement), de nouveaux passagers embarquent et le Volocopter repart.


Plusieurs grandes villes tentent de se désengorger du trafic automobile : menace ou opportunité pour Volocopter ?

À partir du moment où un citoyen utilise moins sa voiture voire la vend, cette personne va devoir se fier à toutes les autres possibilités qui se présentent à elle et Volocopter en sera une. Plus nous offrons d’options de mobilité aux gens, mieux ce sera et moins les gens auront besoin de leurs voitures.


Vous étiez chez Uber lorsque le service était dans la tourmente, notamment en Allemagne, ne craignez-vous pas de revivre la même chose ?

J’ai beaucoup moins peur de cela pour Volocopter parce que les discussions que nous avons avec les autorités et notamment les ministères de transports et les agences de l’aviation civile sont beaucoup plus pragmatiques et optimistes. Nous sentons que nous sommes vraiment les bienvenus même si il y a encore du travail notamment concernant la certification par l’EASA (European Aviation Safety Agency). L’EASA a d’ailleurs commencé le travail de la réglementation des taxi volants avec la publication d’une SC VTOL. Peut-être que notre fascination à tous vis à vis du transport aérien joue en notre faveur et même si il y aura certainement encore beaucoup de questions et donc autant de réponses à apporter, je n’ai pas le sentiment que nous rencontrerons de difficultés majeures.


Quelles sont vos prochaines étapes de développement ?

Aujourd’hui, nous sommes vraiment concentrés sur l’obtention de la certification de l’EASA, le développement de la 3ème génération du Volocopter et le démarrage des opérations commerciales.
Dans un second temps nous réfléchirons à la création d’un Volocopter à 4 places et de véhicules dédiés à d’autres activités comme la livraison par exemple. Mai cela durera encore quelques années jusqu’à ce-que nous allons mettre notre focus sur ces sujets.


Quelles sont selon vous les trois grandes tendances du monde de demain ?

En premier, les taxis volants se seront évidemment démocratisés et cela va changer beaucoup de choses. Plus largement, l’espace aérien va complètement se réinventer.
Toujours dans la mobilité, je suis convaincu qu’il y aura de moins en moins de voitures et de plus en plus de solutions électriques.
Enfin, je pense que les véhicules autonomes seront beaucoup plus connectés entre eux qu’aujourd’hui.


Quel a été votre dernier effet wahou ?

J’ai récemment pris un hélicoptère à Sao Paulo, c’est phénoménal de voler au dessus d’une ville, d’autant plus que cela m’a coûté l’équivalent de la course en taxi et que je n’ai mis que 12 minutes !



Pour en savoir plus sur Volocopter, cliquez ici.





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