Le monde de demain selon Agnès b

La science, c’est le futur ! A laquelle il faut associer le partage, la communication du savoir. Il y a beaucoup d’enfants dans le monde qui se passionnent pour l’expédition du Tara.[…] Et ces enfants sont le futur.

Quelles sont d’après vous les trois tendances à l’oeuvre aujourd’hui et qui feront le monde de demain?

Le partage. Le partage de l’eau, des ressources naturelles, des matières premières. C’est un enjeu majeur. C’est d’ailleurs pour cette raison que toute l’équipe de Tara Océans est actuellement à Rio [pour le Sommet de la Terre Rio + 20, ndlr]. Il y a quelques mois, j’ai fait monter Ban Ki-moon sur le bateau, près de Manhattan, c’était un mouvement particulièrement émouvant.

Avec Tara [la goélette Tara est le véhicule dune expédition scientifique sur les mers du monde, ndlr], ce bateau à voile qui est aussi un brise-glace et dessiné par Jean-Louis Étienne, nous avons fait le tour du monde pendant deux ans et demi pour analyser l’impact du changement climatique sur le plancton, qui est le premier maillon de la chaîne alimentaire. C’est ma responsabilité en tant qu’Agnès b de participer à ce genre d’expédition. J’ai envie de partager, c’est ma nature. Quand j’avais 10 ans, je cherchais déjà des bouteilles dans la cave pour l’Abbé Pierre.

Mais pourquoi la science et l’environnement ?

Mais parce que la science, c’est le futur ! A laquelle il faut associer le partage, la communication du savoir. Vous savez, il y a beaucoup d’enfants dans le monde qui se passionnent pour l’expédition du Tara. Tara est un maillon de la solution car ce bateau apporte une connaissance aux enfants. Et ces enfants sont le futur.

Quelle est la dernière innovation qui vous a vraiment marqué ?

Le point d’ironie. C’est une ponctuation qui a été inventée à la fin du 19ème et qui est entrée dans le Larousse du XXème siècle, au mot ironie. À la place d’un point d’interrogation ou d’un point d’exclamation.