Demain, vous serez e-responsable

Demain, vous ferez comme hier ou comme vos grands-mères.

Après les agapes de fin d’année vous opterez pour “le janvier sec” et vous prônerez la sobriété. Vous aspirerez à réduire votre consommation et votre dépendance également en matière de… numérique.

Dans un monde que chacun qualifie d’hyper (hyper connecté, hyper digitalisé, hyper médiatisé…), vous vous reposerez la question du nombre d’or et des proportions idéales. Et plus seulement dans le domaine de l’architecture et de l’esthétique. Il s’agira de dénombrer les heures passées sur les écrans, les applications tournant sur nos smartphones, les objets connectés présents dans nos appartements …

La sobriété numérique, plus qu’une mode ou un hashtag branché, c’est sans doute une nouvelle manière d’interroger notre rapport à la technologie et au temps. Après l’ATAWAD (AnyTime, AnyWhere, Any Device) qui a inspiré nombre de stratégies d’entreprises, est (re)venu le temps du temps, et le temps de l’esprit critique. En 2020, et dans la semaine qui suit le CES, chacun peut compter le nombre d’objets connectés dont il dispose, et interroger la place du numérique dans : sa sociabilité, sa concentration, l’évolution du QI de ses… enfants.

Bref, et si en 2020, on revenait aux fondamentaux de l’humain ? L’outil est né pour augmenter le pouvoir de la main et rendre l’homme plus autonome et distinct de la majeure partie du règne animal. L’outil digital entendu dans son acception première (le doigt qui clique) serait donc in fine un outil. Et comme tel, accessoire et au service de l’homme. Pas le contraire. Sobriété comme synonyme de lucidité, n’en déplaisent aux intelligences et Paradis Artificiels.

Mais qui dit sobriété, fusse-t-elle numérique, se place du côté du consommateur (ou de l’utilisateur) et de sa responsabilité individuelle. Et pourtant, en la matière aussi, les excès relèvent non seulement du domaine de la régulation, mais également de la santé publique. Et posent plus largement la question de la régulation. Ou du rôle du producteur… Alors, on prend les paris ? Dans 50 ans les smartphones auront-ils été gommés des films et des séries, comme les cigarettes avant eux ? Larry Page, Jeff Bezos ou Reed Hastings sont-ils au final les descendants du cow-boy Marlboro ? Netflix ou QI il va falloir choisir.

Découvrez ce futur en musique ci-dessous avec la playlist de la rédaction à écouter en lâchant votre smartphone…

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