Demain, vous ne ferez plus la chasse à la licorne

Espèce en voie de disparition la licorne (#wework), ou en pleine mutation ?

Espèce recherchée en tout cas, depuis sa ré-invention en 2013 dans l’univers de capital-risque. Elle compterait autour de 350 spécimens dans le monde (entreprise tech valorisée à plus de 1 milliard d’euros et cotée en bourse) et 3 à 8 en France selon la définition retenue (notamment l’année de création et le temps pour atteindre la valorisation mentionnée). Espèce mutante, elle a donné naissance récemment aux minotaures (entreprises tech levant plus de 10 milliards lors de leur premier tour de table) ou aux décacornes, voire dans le pire des cas aux reverse unicorns, ces licornes qui n’ont pas tenu leurs promesses.

Elle semble en tout cas souvent plus attractive que les grandes entreprises. La « startup nation » a fait de la licorne et de l’écosystème qui l’entourent, des incubateurs aux fonds d’investissement un enjeu majeur. Avec l’innovation pour graal. Deux mondes semblent s’opposer. Celui qui croyait en l’innovation et l’agilité, et celui qui n’y croyait pas ou plus. Mais comme souvent, une vision dichotomique n’épuise pas la complexité et la richesse du réel. Avec le Prix David avec Goliath, c’est l’alliance entre les deux mondes qui est mise en avant. La question n’est plus de savoir qui du grand groupe ou de la startup est le plus fort. La question est de savoir comment tirer le meilleur parti des deux mondes en travaillant sur la proposition de valeur, la scalabilité, et l’expertise de chacun. Retour aux fondamentaux de l’entreprise, avec une vision positive de la collaboration entre organisations de tailles, de fonctionnements et d’horizons différents. Retour sur des partenariats gagnants.

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