Demain, la cosmétique sera holistique

Demain nous serons tous beaux. Grâce à la cosmétique, grâce au pouvoir des plantes ou des aliments.

Demain la beauté sera partout, du laboratoire à la maison. Mais sommes-nous en cela vraiment différents de nos ancêtres ? L’histoire de la beauté et des codes esthétiques, largement documentée par les historiens, atteste de l’usage antique des soins et des fards. De l’Égypte à la Rome antique, onguents naturels ou produits (déjà) chimiques étaient en circulation.

Miels et brou de noix contre céruse. L’histoire de la beauté est aussi celle de la chimie. Proche de la magie un temps (on pensera aux termes encore en vigueur d’élixir, de sérums ou de crème miracle), elle s’est peu à peu rapprochée de la science. Le XXème siècle est sans doute l’apogée de ce phénomène : combinant progrès techniques et industriels, conjuguant émergence de la société de consommation et essor de la publicité, il a permis le développement massif de l’industrie cosmétique telle que nous la connaissons aujourd’hui. Avec ses crèmes (de jour, de nuit) formules, ses principes actifs et ses innovations… Il a également bénéficié du même effet coût d’opportunité que le secteur agro-industriel : avec la baisse du coût unitaire du produit et le développement de l’emploi des femmes dans les années 60 et 70, il est devenu plus opportun d’acheter que de faire (maison).

Le secteur compte aujourd’hui 150 000 emplois en France et représente 30 milliards de chiffres d’affaires. Et pourtant, les nouvelles formes de beauté viennent modifier ce panorama. 

Au mass market répond l’envie croissante de personnalisation, de produits sur-mesure.
Au prêt-à-consommer s’oppose le besoin de faire soi-même.
À la formule étiquetée en latin se substituent les ingrédients bruts, naturels et locaux… Les marques ne sont plus (les seuls) tiers de confiance dans le contrat qui lie le consommateur, citoyen éclairé, au produit. Après le produit c’est l’expertise qui se démocratise et se communautarise avec le recours croissant aux applications companions et aux plateformes d’échanges. 

La tech est alors un levier pour la réappropriation du corps, de l’intime et pour la maîtrise (des processus, de la chaîne de valeur, du savoir).


Découvrez ce futur en musique ci-dessous avec la playlist de la rédaction à écouter dans sa salle de bains…

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