Le média qui cultive votre curiosité
Menu

S’implanter en souplesse

L’impression 3D dans le secteur médical est en pleine révolution. En 2018, son chiffre d’affaires équivaut à 1,258 milliards de dollars (Source).

Les scientifiques du MIT, là où les idées fusent au même rythme que l’accélération des avancées technologiques, l’ont utilisée pour améliorer les implants cérébraux. 

Les implants cérébraux sont de plus en plus utilisés à des fins très diverses et semblent être sans limites pour l’innovation médicale. Soigner certaines pathologies comme la perte de mémoire, améliorer considérablement l’activité neuronale (Elon Musk n’a pas fini de faire parler de lui !), ou encore prendre le contrôle des objets sans se déplacer, le champ d’application de ces systèmes est particulièrement large. 

Mais plus généralement, en temps normal, un implant cérébral est un élément essentiel à l’analyse et à la compréhension de la zone la plus fragile de notre anatomie, celle sans qui on perdrait facilement la tête. Vaste, complexe et captivant, le cerveau joue malheureusement de mauvais tours à certaines personnes. Souffrantes de la maladie de Parkinson, de Charcot, d’Alzheimer ou encore d’épilepsie, le chef corporel les abandonne. 

Mais, quand la santé et la technologie se rencontrent, cela peut faire des miracles. En 2020, des chercheurs de la prestigieuse Université de Cambridge, ont réussi à créer, grâce à l’impression 3D, un implant moins menaçant pour l’équilibre cérébral. Conçu à partir d’une molécule organique électrique – le polymère conductible – cet implant est aussi souple qu’un autre matériau, comme l’exemple du caoutchouc. Ce corps étranger s’intègre donc plus facilement à l’environnement cérébral. 

En effet, il faut se rappeler que l’implant classique est fait principalement de métal. Rigide, il peut plus facilement inflammer la zone dans laquelle il se trouve. Ainsi, le cerveau peut parfois mal réagir en rejetant l’objet et vient donc troubler les analyses. Les chercheurs du MIT ont pensé que ce polymère conductible méritait toute leur attention. En se tournant vers l’imprimante 3D, ils ont pu concevoir une nouvelle encre, moins liquide et bien plus épaisse dont la matière légèrement gluante rappelle celle du dentifrice

Cette petite révolution permettrait de rendre encore plus précises les données recueillies dans notre cerveau. Ainsi, les causes de certaines déficiences pourrait être mieux comprises et potentiellement soignées. Toujours en test, c’est une souris qui aura permis de prouver l’efficacité et le bon fonctionnement de cette nouvelle méthode. Avec ce nouvel implant, presque rien n’échappe aux nouvelles interfaces neuronales, d’ailleurs elles aussi imprimées en 3D. 

L’usage de la fabrication additive au service de la santé permettrait non seulement d’accélérer la création d’implants – car le temps de fabrication ne dépasse pas ici les 30 minutes – et contribuerait aussi à la médecine sur-mesure, comme l’impression de médicaments ou de… peau. L’implant pourrait être confectionné en fonction de chaque patient et multiplierait les chances de mieux cibler le problème, jusqu’à peut-être le résoudre.

Pour les plus férus de sciences (et qui maîtrisent un minimum la langue de Shakespeare), rendez-vous ici pour plus de détails ! 

Qu'en pensez-vous ?

Article suivant

Ça vous plait ? Cultivez votre curiosité avec notre newsletter !