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Récupérer ses médocs dans un locker

Attendre dans un monde empressé est devenu un vrai fardeau. Protocole sanitaire oblige, les files d’attente n’ont pas fini de se rallonger. Si certain·es y voient un potentiel marketing, c’est pour d’autres un frein à la consommation.

Mais lorsqu’on parle santé, on aimerait que ça ne pose pas de problèmes… Aussi bien pour les professionnel·les que pour les patients. La safe box proposée par Pharmamat est un début de solution… 

10 minutes, pas plus. Selon cette étude, c’est la durée d’attente maximale acceptée par un tiers des Français. La jeune entreprise Pharmamat spécialisée dans la vente BtoB de distributeurs automatiques et connectés de médicaments a lancé peu de temps avant l’annonce du confinement un nouveau système pour retirer son traitement médical et ce à n’importe quel moment de la journée, de manière – évidemment – sécurisée : la safe box

En avril 2020, le fondateur de la société, Christophe Montabrun-Ollivier décide de répondre à l’appel à projets lancé par le ministère des Armées durant la crise sanitaire. Si la safe box conçue en France pour l’électronique et en Roumanie pour le métal n’a pas été sélectionnée, elle n’en retient pas moins l’attention. D’abord, ce distributeur permettrait de rendre bien plus fluide le trafic en pharmacie. Mais dans un contexte de crise sanitaire, il semble d’autant plus pertinent puisqu’il limite le contact avec les professionnel·les en première ligne. 

Le fonctionnement est simple. En amont, le médecin fait parvenir l’ordonnance du patient à la pharmacie qui dès réception prépare l’ensemble de la commande pour la déposer ensuite dans le fameux locker : la safe box. La / le patient·e reçoit ensuite un code personnel sur son téléphone et peut venir récupérer ses médicaments. Sur l’écran interactif de la machine s’affiche l’ordonnance pour vérifier le tout, comme un bon de commande classique en click and collect qu’il faut valider. Toutefois, le système ne s’applique pas aux traitements qui demandent un suivi plus spécifique comme les maladies cardiaques. De même, on ne peut pas récupérer certains produits comme les vaccins qui nécessitent une conservation à température contrôlée. 

Disponible 24h/24h, la safe box répond à une seconde problématique. Comme le rappelle Le Parisien, les cambriolages de pharmacies n’ont pas diminué pendant le confinement, bien au contraire. En effet, pendant un temps, masques et gels hydroalcooliques sont devenus des denrées rares et donc chères.. Mais avant cela, les pharmacies de gardes ouvertes la nuit sont souvent menacées. En 2018, les officines victimes d’agressions ont augmenté de 58 % (Source : Ordre national des pharmaciens). C’est pourquoi, il faut se rendre au commissariat avant de pouvoir aller à la pharmacie de garde récupérer les médicaments de son ordonnance du jour (faite en urgence ou non).

Sécurité et praticité donc, comme son nom l’indique. En revanche, ne comptez pas sur la safe box pour vous prodiguer les conseils que le ou la phamarcien·ne vous aurait donné… Côté portefeuille, les tarifs de ces machines, car il y en a toute une panoplie selon les besoins, varient entre 25.000 et 60.000 euros. Alors, adaptation et personnalisation à de nouveaux usages émergents ou dépersonnalisation ? 

Proche de Pelebox, c’est un nouveau tournant pour ce secteur et notamment en terme d’innovation sociale. En Afrique du Sud, le temps d’attente atteint parfois plus de 3 heures pour récupérer les médicaments de son ordonnance. Son fondateur, Neo Hutiri, souffrant de la tuberculose, admet que le plus difficile ce n’est finalement pas la maladie, mais bien le temps passé en pharmacie. Avec ce système de casiers intelligents disponibles dans différentes enseignes partenaires, la population a désormais un accès facile et rapide aux traitements. 

Santé rime avec sécurité et humanité, et c’est ici un bel exemple du champ des possibles qu’offre l’innovation. Chez Pharmamat il a déjà été prévu d’installer une quarantaine de safe box d’ici la fin de l’année 2020. Une illustration aussi de la théorie de la file d’attente, parce qu’on aura de moins en moins le temps d’en perdre.

Que pensez-vous de cette détection ?

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