Prophétiser la fin du travail

L’exposition « Extravaillance », sous-titrée « Working Dead », veut montrer que le travail n’aura été qu’un passage dans l’Histoire de l’humanité. Une oeuvre constituée de cinq « stations d’écoute », qui vous offre une vision de l’avenir du travail…

Le travail est-il une fin en soi ? Pas moyen de le savoir.

Dans le cadre de la Biennale Internationale Design Saint-Etienne, l’exposition « Extravaillance – Working Dead » prophétise la fin du travail. Comprenez bien : « ex-travaillance » – comme une extravagance qui raconte la vie après la « travaillance », autrement dit après le travail. Cette oeuvre est constituée de cinq « stations d’écoute », qui préfigurent l’avenir du travail d’ici 2200. L’un des ces espaces, baptisé « Chaosmose », repose sur la théorie selon laquelle seuls les métiers créatifs continueront d’exister dans 200 ans. L’installation vous plonge dans le même état que les vidéos ASMR, en diffusant un discours chuchoté par une voix très douce. Une procédure censée stimuler votre inspiration et votre créativité, potentiellement pour vous permettre de conserver un travail. Un véritable paradoxe, assez peu réjouissant, où la créativité elle-même obéit à des process standardisés.

Au final, votre cerveau, fût-il outrageusement créatif, se retrouve dans un état de détente qui le rend facilement manipulable par un employeur.

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