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Préférer la musique aux pesticides

Connais-tu l’animal qui inventa le calcul intégral ? fredonnait le chanteur et chercheur Evariste en 1967… Des années plus tard, il raccroche son micro, renfile sa blouse de physicien et monte la société Genodics

Joël Sternheimer, de son vrai nom, à défaut de connaître l’animal qui a inventé le calcul intégral, a inventé une nouvelle discipline scientifique : la génodique.

Décriée pour son manque de preuves scientifiques, cette discipline vise à soigner les plantes avec la musique. Alors qu’il cherchait une alternative à la physique quantique en étudiant la masse des particules, le chanteur-chercheur découvre que les végétaux produisent des vibrations sonores. Plus précisément, au sein du métabolisme d’une plante, lors de la création d’une protéine, les acides aminés qui la composent produiraient de courtes vibrations sonores. Selon Joël Sternheimer, chaque protéine végétale serait donc associée à une séquence musicale qui lui serait propre.

Alors pour soigner une plante malade, il suffirait de composer une mélodie capable d’activer (ou d’inhiber) la sécrétion d’une protéine particulière. Stimulée, la protéine soignerait la plante (ou l’empêcherait de « tomber malade »). Cette séquence mélodique, le physicien l’a baptisée : « protéodie ».

Pour lui, la méthode génoditique fonctionnerait via la « reconnaissance » par la plante de la protéodie (la séquence musicale biologique) et non par l’effet mécanique des sons. Pour être efficace, la génodique doit être ciblée au maximum sur les zones de synthèse des protéines. Lors de ce processus, les acides aminés émettraient des signaux quantiques qui composent une mélodie où chaque note correspond à un acide aminé de la protéine. Lorsque cette séquence protéodique est jouée dans le « bon ordre », la mélodie « s’harmoniserait » avec la structure biologique de la plante pour la soigner.

Mais (car il y a toujours un « mais »), les seules « preuves » prouvant l’efficacité cette méthode sont des témoignages subjectifs d’agriculteurs et de vignerons. Aujourd’hui, aucune étude scientifique, revue ou publication ne prouve le caractère scientifique de cette discipline. Des chercheurs en biologie de l’université de Cergy-Pontoise (laboratoire ERRMECe et département de biologie) et le Professeur Olivier Gallet travaillent actuellement sur le sujet. Ils s’intéressent notamment à la capacité de survie des petits pois face à un stress hydrique et aux effets que les sons peuvent avoir à ce moment-là sur leur croissance. Nous en saurons un peu plus dès que les résultats de leurs recherches sortiront… Patience !

Pour rappel, il y a quelques mois, nous avions interrogé Stefano Mancuso qui nous parlait de “La Révolution des plantes” et de leurs capacités à avoir des émotions et à s’adapter à leur environnement.

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