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Déceler le vert du faux de la fashion sphère

“There is no planet B”, jusqu’en 2018 il s’agissait d’un slogan plutôt efficace et puissant d’Ecoleaf, une marque de vêtements éthique.

Mais cette année là, une grande enseigne de fast fashion sigle un tee-shirt de ce même slogan, à 12,99€. Dans la mode comme ailleurs, il faut parfois lire entre les lignes…

Ce n’est plus vraiment un scoop, l’industrie de la mode est parmi les plus polluantes au monde. Et quand ça pollue, le greenwashing pullule au moins autant. Depuis 2013 et le tristement célèbre effondrement du Rana Plaza, un immeuble insalubre qui abritait des ateliers de confection textile à Dacca, la capitale du Bangladesh, causant la mort de 1.127 personnes, le grand public a pris vraiment conscience du drame humain puis écologique qui se jouait. 

C’est alors que les grandes marques de la fast fashion se sont lancées dans des démarches de développement durable en lançant une paire de baskets en plastique recyclé chez l’une, une collection responsable chez l’autre ou encore en arrosant des associations d’une partie de leur bénéfices, pour compenser ? Se racheter ? Atteindre une “neutralité fashion” ?

Le hic, c’est que nombreuses de ces enseignes ont depuis longtemps perdu le fil de leur propre production avec des sous-traitants de sous-traitants sous-traités par des sous-traitants sous-payés. Alors ces initiatives, même si elles pourraient être louables et à l’origine de départements RSE qui y croient dur comme fer, sont des gouttes d’eau dans un océan.

Mais voyons le verre à moitié plein ! À côté de ces géants de la mode, un monde alternatif où la planète ne serait plus une fashion victime se développe, prend peu à peu ses marques et oeuvre pour la transparence qui se voit : la slow fashion.

Parmi les acteurs de ce changement il y a WeDressFair. Cette marketplace de la mode s’engage fortement face aux green-washers comme en témoigne leur campagne #DuVraiPasDuVert à l’occasion de la Fashion Revolution Week du mois dernier ou le récent “Guide anti greenwashing” publié dans la foulée sur leur blog, pour mieux reconnaître le vert du faux. Parce que oui, du “dessiné à Paris avec amour” peut tout à fait (et c’est plutôt souvent le cas) être fabriqué à l’autre bout du monde dans les conditions évoquées précédemment…

Au delà de son militantisme, WeDressFair a à coeur de proposer une mode plus juste. Pour y parvenir, la plateforme offre une expérience “la plus transparente et pédagogique possible” en listant notamment les critères qui l’amène à sélectionner soigneusement les marques qu’elle propose, comme précisé dans sa charte :

  • Respect des conditions de travail des employés
  • Production soucieuse de son impact sur l’environnement
  • Démarche de transparence et d’amélioration constante

C’est ainsi qu’une quarantaine de marques éthiques se côtoient parmi lesquelles Hopaal ou encore Oth. dont nous vous avons parlé ces derniers mois. De quoi avoir l’embarras du choix tout en faisant un choix éclairé pour acheter du neuf qui dure.

En vrac, vous pouvez aussi (re)prendre le pouvoir sur votre style de manière responsable…

Que pensez-vous de cette détection ?

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