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Crâner avec des cheveux high tech

En France, la calvitie touche près de 25% des hommes. Un homme sur quatre ! De nombreuses recherches ont été effectuées pour trouver un remède à la perte de cheveux, mais aucun ne s’est avéré réellement efficace. 

L’exorbitant marché de la calvitie représente, tenez-vous prêts… 1,35 milliard d’euros par an ! (Source : Courrier International)

En 2019, à l’Université de Columbia aux Etats-Unis, une équipe de chercheurs a développé une solution – peut-être LA solution – pour toutes ces personnes atteintes d’alopécie…

Comment se forme un cheveu ? Il pousse dans les follicules pileux grâce à des papilles dermiques qui libèrent de l’énergie (ça en jette, hein?). À titre indicatif, le cuir chevelu d’un être humain est composé d’environ 100.000 follicules pileux. L’alopécie, ou chute temporaire des cheveux, est due à une disparition progressive des papilles dermiques, qui entraînent l’endormissement des follicules pileux, ne permettant plus aux cheveux de (re)pousser. Le pari scientifique est là : recréer ces follicules.

De nombreuses recherches se sont focalisées sur la culture de cellules prélevées sur des follicules existants. Elles se sont avérées fructueuses sur les rats et les souris… mais pas sur un cuir chevelu humain ! En effet, les cellules prélevées sur des cheveux humains sont bien plus complexes et leur culture est impossible en laboratoire avec les technologies actuelles. 

L’équipe de chercheurs de Columbia, dirigée par la professeure Angela Christiano, a trouvé une autre approche à la question : en reproduisant le micro-environnement naturel qui permet la croissance du follicule pileux. Elle a ainsi créé un moule en plastique imprimé en 3D, composé de micro “pics” d’un demi-millimètre. Des cellules de follicules pileux ont été disposées autour de ces petits pics, ainsi que des cellules de kératine, la protéine à l’origine de la formation d’un cheveu. Les cellules ont ensuite été nourries par des ingrédients stimulant leur croissance, tels que des “inhibiteurs de JAK” (janus kinase). Au bout de trois semaines de culture, l’équipe a constaté les premiers résultats de pousse de cheveux. 

Sans l’impression 3D, la fabrication d’un moule aussi fin n’aurait pas été envisageable… L’imprimante à l’origine de cet exploit est la sud-coréenne 3DWOX 2X, permettant de très fines impressions. À partir de ces petits moules imprimés, l’équipe peut créer une “ferme capillaire” en les assemblant, qui sera directement implantée dans le cuir chevelu d’un homme ou d’une femme. Cette découverte, testée sur des souris, est encore au stade prototypique, mais sera testée prochainement sur des humains.

La restauration capillaire était auparavant très limitée en raison du nombre de donneurs nécessaires… Grâce à cette innovation, elle sera peut-être accessible à tous-tes. L’impression 3D serait-elle la solution de demain à la calvitie ? 

Que pensez-vous de cette détection ?

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