© David Livois / Le Parisien

Adapter son repas à sa faim à la cantine

Les initiatives anti-gaspillage dans les cantines scolaires sont de plus en plus fréquentes en France et ça ne mange pas de pain !

Au collège Pierre et Marie Curie d’Hennebont (près de Lorient), la gestionnaire Typhaine Gobin est clairement engagée contre le gaspillage alimentaire.

Sa première initiative ? Le « Gaspimètre » à pain : un bac dans lequel les enfants jettent le pain qu’il leur reste à la fin du repas. Cela permet quantifier le gaspillage alimentaire et leur faire comprendre la valeur des choses. Et ça marche ! Les enfants évitent désormais de sur-consommer inutilement du pain. Avant l’opération, 3,5kg de pain était jeté en moyenne chaque jour, soit l’équivalent de 1 100€ par an !

Mais les choses ne s’arrêtent pas là : après la réduction du gaspillage du pain, la gestionnaire a remis le couvert directement sur la quantité des repas consommés. En collaboration avec l’équipe de la cantine et avec les élèves, ils ont décidé de lancer conjointement l’opération « Petite faim-Grosse faim ». De la « low-tech » comme on aime !

Les élève de 6ème du collège ont expliqué que leurs assiettes étaient souvent trop… remplies. Désormais, les élèves doivent indiquer au chef cuisinier s’ils ont une petite ou une grosse faim afin d’éviter le gâchis. La sensibilisation va jusqu’au bout puisque en fin de repas les restes jetés à la poubelle sont convertis en valeur monétaire (comme avec le pain). L’initiative fait déjà des petits comme à Puteaux où l’on peut choisir entre « Appétit de moineau » et « Faim de loup » depuis.

Et enfin, la boucle est bouclée : la cantine se fournit chez des producteurs locaux.

Que pensez-vous de cette détection ?