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Happy, c’est fini ?

Le bonheur est-il dans l’entreprise ? L’entreprise gagne-t-elle à rendre ses salariés « happy » ? Happy happy ou happy bashing ?

Le bonheur en entreprise est à la mode depuis près de 10 ans, avec ses figures imposées, du baby-foot à la plante verte de l’open space qui inonde Instagram avec son paradoxal #workaholic passant par les best-sellers du self-help.

Ses détracteurs y voient un faux-nez du libéralisme, une injonction à incorporer des normes de plus en plus individualistes, sous couvert de prendre part à la culture d’entreprise. Ses partisans mettent en exergue les effets positifs en termes de créativité, de productivité, voire de santé.

Facts & figures pour s’y retrouver (ou pas).

La thèse
Harvard et le MIT l’affirment[*] : un salarié heureux est deux fois moins malade, six fois moins absent, neuf fois plus loyal, et 31% plus productif. Il est réputé également être 50% plus créatif que ses collègues.

Si vous avez envie de vous lancer, patrons, managers, maîtres de stage, la Harvard Business Review donne la recette en 4 points[*] (au-delà du baby-foot, des canapés et du panier bio) :

  • Développer les relations sociales ;
  • Témoigner de l’empathie aux autres ;
  • Prendre du temps pour aider ceux qui rencontrent des problèmes dans leur quotidien ;
  • Encourager ces derniers à échanger avec vous.

L’antithèse
Car un salarié de « bonne humeur » est aussi statistiquement plus enclin à commettre des erreurs de jugement et à être moins attentif à ce qui se passe autour de lui. Aussi parvient-il moins bien à détecter les actes de fraude que ses homologues de mauvaise humeur.
Les personnes en colère apparaissent plus efficaces en négociation, et parfois plus créatives[*].
Cf. Mark Zuckerberg et les origines (vraies ou supposées) de Facebook.

Synthèse
En un mot, « Happy », comme un statut Facebook, ça peut être « complicated »

À lire :

  • Du côté des tenants du Happy : « L’entreprise du bonheur » (2011), Tony Hsieh (le cofondateur de Zappos, plateforme américaine de ventes de chaussures en ligne, THE entreprise libérée)
  • Du côté des détracteurs : « Happycratie, Comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies » (2018), Eva Illouz

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