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Demain, vous serez fier·es de vos économies circulaires

Demain, vous sauterez sur l’occasion et vous ferez circuler. Car si l’on sait depuis Galilée que la Terre est ronde (vraiment ?), il serait temps de rappeler une autre évidence, ressassée en cours de physique : “rien ne se perd, rien ne se crée, tout se… transforme”.

Vous aurez appris pendant votre parcours scolaire à faire fi de l’économie linéaire et à raisonner en économies circulaires.

Le réemploi des biens représente aujourd’hui 940.000 tonnes en France (soit environ 15 kg par habitant et par an), soit seulement 10% des 9,3 millions de tonnes de biens arrivant en fin de vie chaque année. Seulement une bouteille en plastique sur dix serait recyclée contre 9 sur 10 dans certains pays scandinaves. Oui, toujours eux.

Au rayon des chiffres et des lettres, à la “fin”, seuls 25% des déchets ménagers sont recyclés (en provenance pour moitié des circuits de recyclage, pour moitié des procédés de tri), 50% sont valorisés sous forme organique (ex : méthanisation, compost) ou via incinération avec récupération d’énergie et 25% sont stockés ou enfouis sans aucune (re)valorisation.

Bref, comme le dit dans des termes plus savants (et contraignants) la loi sur l’économie circulaire publiée cette semaine au journal officiel (et décortiquée par Zero Waste France ici), “peut mieux faire”.

Et d’abord circulaire ça veut dire quoi ? Si cela évoque à juste titre un cercle vertueux, ou une forme de recyclage, cela renvoie à des tendances différentes et complémentaires :

  • la sortie du processus économique classique : fabrication → distribution → consommation → destruction, pour entrer dans un nouveau cycle où les déchets deviennent des matières premières.
  • le développement du surcyclage, de la seconde vie (et plus si affinités) et du reconditionnement, n’en déplaise à BackMarket, Leboncoin ou Vinted.

Cerise sur le gâteau, tout ça, non seulement ça crée de l’emploi mais ça aide aussi bien sûr à réduire la consommation de ressources, la pollution, les émissions carbone… Vous connaissez la suite. 

Conclusion : en 2020, trier is the new cool et la fripe c’est hype. La question de la valeur (ajoutée) se pose différemment. Mais surtout se pose avec des parties prenantes beaucoup plus nombreuses. Sans préjuger de la valeur ou de la portée (réelle) de la loi sur l’économie, elle met en avant le consommateur (et son besoin d’information), le producteur (et sa responsabilité) et les pouvoirs publics. 

L’économie circulaire interroge aussi notre rapport au temps et au collectif. Car il faut prendre le temps de trier, penser autrement le cycle de vie des produits et même notre cycle de vie tout court. Savoir prendre le temps au niveau individuel et citoyen pour faire gagner du temps à la planète et au collectif.  

À la question “sommes-nous (définitivement) irrécupérables ?”, des initiatives tentent d’apporter des éclairages et de nous aider à passer à l’action. Il ne tient qu’à nous de se porter volontaire pour passer au circulaire. De préférer réparer plutôt que remplacer, donner plutôt que jeter ou encore économiser plutôt que gaspiller… Demain, ce sera ça l’histoire de la vie : le cycle éternel ! 


Découvrez les détections de ce futur :

Et écoutez ce futur ci-dessous quand vous tournez chez vous en rond !

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