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Impression 3D

Demain, vous serez encrés dans le nouveau monde

L’impression 3D, vous l’avez forcément croisée. Peut-être sans le savoir, peut-être en installant délibérément dans votre salon cette techno, sous forme de table basse design en béton ou de sculpture en chocolat, ou au bureau, dans une tasse recyclée imprimée sur place.

Les carences des chaînes d’approvisionnement ont braqué les projecteurs sur le potentiel de ces imprimantes de matières. Comme si jusqu’alors, elles étaient restées l’apanage de l’industrie, des makers dans leurs fablabs à la recherche de solutions et de prototypages ou des fashionistas en quête de sur-mesure et d’expérience. 

L’expérience récente et l’accélération de l’utilisation de l’impression 3D nous amènent à repenser la place de cette dernière dans la société et à nous demander si elle n’est pas l’une des solutions pour s’engager dans une démarche plus smart

Car dans ce “new normal” (Mc Kinsey) ou ce “next now” (BCG) qui s’ouvre, un changement de paradigme semble à l’oeuvre, comme une révolution “covidicienne”. Les entreprises devront désormais répondre à trois questions fondamentales pour leur performance comme pour leur réputation. 

  • La question du digital et de la technologie : comme moyen, comme finalité, comme service, comme valeur…
  • La question de leur impact : sur la santé, l’environnement, la sécurité ou l’autonomie ;
  • La question de l’intelligence : comme agilité et plasticité face aux mutations permanentes.

L’impression 3D, en conjuguant impact et technologie au profit de nouvelles perspectives est l’une des pistes pour faire des entreprises des acteurs plus smart et penser leur action et leur empreinte en termes de smart leadership.

Retour aux fondamentaux. L’impression 3D, née dans les années 1980 c’est un peu l’unité de temps, de lieu et d’action chère au théâtre appliquée à l’entreprise. La fabrication additive est une technique qui permet de fabriquer un objet en appliquant des couches successives de matières. On comprend dès lors pourquoi elle se prête tout particulièrement au prototypage et à l’innovation. Là où dans les années 90 il fallait des semaines pour tester une idée et faire construire le moule pour lancer un prototype, l’impression 3D permet de toucher à l’immédiateté. Elle accélère le temps. Elle réduit également l’espace, puisque la pièce est imprimée sur place. Unité de lieu (et d’action) qui permet de s’affranchir des contraintes logistiques liées à l’éloignement de certains sites de production. Pas étonnant que les forces armées aient rapidement saisi le potentiel de cette technologie pour “imprimer” sur place (lorsqu’elles sont projetées et loin de leurs bases arrières) des pièces manquantes ou défaillantes de certains équipements.

Aujourd’hui, loin de se limiter au plastique ou au papier, l’impression 3D concerne les matériaux complexes, organiques (de la peau humaine ou des organes), des médicaments, du métal, du béton, des aliments voire certains métaux. Les perspectives sont larges, de même que les potentialités ; le marché est ainsi estimé à près de 10 milliards d’euros en 2019 (Source Xerfi-Precepta, 2019).

Dans ce “new normal” ou ce “next now” qui s’ouvre, la question de la technologie à impact est centrale, et la fabrication additive semble bien être un maillon central. Une voie vers la disruption disent certains, vers la 3e révolution industrielle pour d’autres, comme Jeremy Riflkin.


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