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Demain, vous prendrez goût à l’esthétique

Demain, vous disserterez sans complexe et sans conteste sur l’art, la tech et la démocratie.

En introduction, vous rappellerez que l’art et la technique ont toujours eu partie liée, que l’on évoque les peintures rupestres ou les techniques picturales de la Renaissance, les innovations en matière de représentation scénique ou les effets spéciaux du 7e art. 

Vous citerez Kant et sa célèbre maxime, tirée de La Critique de la faculté de juger, selon laquelle “ce qui est beau est ce qui plaît universellement et sans concepts”. Pour dire que l’art et la culture sont démocratiques ou ne sont pas. Ou que tout le monde doit avoir accès à la culture, peu importent les théories de la réception ou de la production qui expliquent les mécanismes sociaux à l’oeuvre derrière chaque procédé de création ou d’appréciation d’une oeuvre.

Le confinement a mis en exergue un besoin de culture et d’art, de nourritures terrestres. L’objectif n’est pas ici de débattre des raisons sous-jacentes (réflexion, accompagnement, inspiration, distraction, occupation… ), mais de constater l’envie largement partagée de faire de la culture un bien commun accessible et gratuit, par des acteurs du secteur marchand ou non marchand. Tous philanthropiques aujourd’hui !

En vrac, et sans hiérarchie, pour celles et ceux qui n’auraient pas encore tout vu, tout lu, tout écouté et effectué les visites virtuelles de tous les musées, il reste les spectacles de l’Opéra National de Paris ou du Metropolitan Opera de New York, le cabinet de curiosités du MK2 ou encore la sélection gratuite et éclectique (entre recettes de grands-mères et classiques du XIXe) de la FNAC.

Alors quoi ? La culture c’est ce qui reste quand tout le reste est confiné ?
Et tout ça grâce à la technologie, ou en l’occurrence le digital. Car sans lui, point d’accès.
Que dirait Malraux face à cette transmutation de la culture et de l’art qui permettent à chacun de se construire et de nourrir son imaginaire et de fonder son propre musée ? Ou la question de l’accès aux oeuvres se pose différemment aujourd’hui et sans nul doute demain. Et comme souvent avec la technologie ; la disruption et le changement de modèle économique n’est pas loin, l’art et la culture ne faisant pas exception. La crise actuelle va jusqu’à interroger les galeristes sur la définition de galerie et des fondamentaux du rapport à l’oeuvre, à la collection et au collectif. Mais les évolutions en cours vont plus loin.

La technologie s’immisce et bouleverse nos rapports à l’art et à la culture sous toutes leurs dimensions : de la consommation (sic.) à la propriété, de la création à la compréhension, du statut (social, professionnel…) à l’investissement. Le point commun ? C’est le commun, justement. La démo-cratie, au moins en apparence. Au-delà du médium, on peut aussi choisir d’aller plus loin et se demander ce que nous enseigne les différents arts sur notre rapport au monde. S’il n’est pas “un médicament pour calmer tout le monde”, comme le dit la réalisatrice Claire Denis, il peut être un facteur d’émancipation.

Découvrez 4 détections pour expérimenter ce futur : 

Ci-dessous, la sélection musicale du jour concoctée par la rédaction à écouter pour éveiller votre âme d’artiste. Disponible aussi sur Deezer & Spotify.

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