Le média qui cultive votre curiosité
Menu

Demain, toutes les villes seront en transition

Demain, vous ferez de la ville le nouvel eldorado vert. Le berceau des initiatives écologiques, le héraut de la lutte contre le changement climatique.

Symbole de progrès ou de décadence, agora ou Babylone, la ville est pensée comme le lieu de l’émergence de la démocratie, du capitalisme occidental sous la plume de Max Weber ou de la désintégration du lien social. Ou comme le lieu des apparences et du faste, cruellement croqué par le fabuliste La Fontaine ; souvenez-vous, en ces temps d’école à la maison, de la morale du “Rat des villes et du Rat des champs”.

Décriée, adorée, étudiée, la “ville” fournit force typologies et qualificatifs structurants pour l’analyse de la société, du Hobo de Chicago au Bobo du Canal. “Bourgeois”, “citoyens”, ou “zonards” sont tous, au moins sémantiquement, issus de la sphère de la ville. Et aujourd’hui, place à l’innovation urbaine et à la réinvention, qui s’étendent de la solidarité à l’écologie, de l’individu au collectif, du politique à l’économique, du jardin ouvrier à la smart city

La ville en France c’est aussi un objet de politique publique, sous le nom quasi oxymorique de politique de la ville, accompagné d’acronymes savants et de formes contractuelles multiples (pacte, contrat, objectifs..).

Mais les Villes sont aussi des acteurs à part entière, notamment quand on évoque la question climatique. Elles sont acteurs et points de référence, et portent des stratégies de transition (ou pas), et apparaissent comme tels aux yeux des citoyens, des associations ou du reste des échelons décisionnels. 

Mégalopole ou simple métropole régionale, chacune a son rôle à jouer dans ce défi qu’est l’invention du futur sous toutes ses formes : énergies, solidarités, mobilités, commerce, travail, alimentation, éducation etc. D’autant que 80 % des Français vivent en ville, et en 2050 ce sera le cas pour plus de la moitié de l’humanité.

Et s’il est un domaine où les chiffres (et les observatoires, classements ou baromètres) sont légions et peuvent illustrer l’ampleur et la profondeur des attentes et des impacts de l’action (et de l’inaction), c’est bien celui de la ville. 

Pêle-mêle, on retiendra :

  • #bonnetdâne : sur les 96 plus grandes villes du monde, moins d’un tiers voient leur niveau d’émissions de gaz à effet de serre (GES) diminuer (Source : Le Monde) ; 
  •  #santé : vivre à proximité d’un espace vert en ville change radicalement l’état de santé des habitants sur les 30 dernières années de leur vie (Source : Max Planck Gesellschaft)
  • #espacevert : le budget moyen par habitant dédié aux espaces verts par les villes est lui aussi en (très légère) progression : +1,50€ (76€) (Source : Observatoire des villes vertes)

On retiendra aussi des initiatives qui vont dans le bon sens, emblématiques de cette volonté des villes-mondes, et qui illustrent la créativité et le champ des possibles, pour les pouvoirs publics comme pour les entreprises : Londres recycle l’énergie du métro (Paris aussi), Amsterdam celles des cyclistes, Stockholm fait rouler ses bus avec ses eaux usées et Puebla (Mexique) fait pousser des arbres artificiels pour absorber la pollution.  

Mais la France n’est pas en reste, entre concours pour se réapproprier les sous-sols de Paris ou co-construction d’une smart city à Angers avec Engie. 

Dès lors, place aux expérimentations, initiatives et autres villes laboratoires. Car s’il est un domaine dans lequel l’expérience prend tout son sens, c’est bien celui-là :

Et écoutez ce futur en musique avec des sons sélectionnés par la rédaction, à savourer en inspirant… expirant… inspirant… expirant…

Article suivant

Ça vous plait ? Cultivez votre curiosité avec notre newsletter !